Interview avec le programmateur du Festival d’Été de Québec

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Mazzy Star annonce son retour pour septembre 2013

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                                                                                    C’était le couple idéal du rock psychédélique et de la pop des années 80/90. A eux deux, David Roback (ex-Opal, ex-Rain parade) et Hope Sandoval incarnaient avec Mazzy Star un classicisme rock dont la puissance d’évocation savait dépasser ses racines. En poussant le bouchon un peu plus loin, on les taxera même de "pionniers dream pop" (pensez Beach House, pensez Au Revoir Simone). Pour faire simple, Mazzy Star était unique, nous laissant orphelins après trois albums aussi magnifiques qu’incontournables. Mais surprise, ils sont bel et bien de retour avec leur prochain album Seasons of Your Day, prévu pour le 24 septembre.
Peut-être un peu tôt pour être dream pop, mais en tout cas tout était réuni pour faire une dream team. La belle et la bête. La voix de velours rappeuse d’une belle aux yeux de biches aux aboies accompagnée par les accords tantôt plaintifs, tantôt hypnotiques et tendus d’un guitariste taiseux, en retrait, replié sur lui-même. Le tout servant de décors à des histoires d’amours perdues dans le désert, des défaites et des folies. La bande-son désabusée, déjà, d’une époque qui n’est plus. La fin des années 80 et le début des années 90. Ceux qui à l’époque s’abritaient du soleil à l’ombre du Darkland de Jesus & Mary Chain, ou ne juraient que par leVelvet UndergroundYo La Tengo, la pop twang et noisy de Creation Records, les saturations langoureuses de Ride ou les premières complaintes de Will Oldham avec ou sans Palace Music ou les chansons tristes de Song Ohia, ne purent que tomber sous le charmes des deux premiers albums de Mazzy Star, le psyché rock (et pop) She Hangs Brightly (1990), et le fiévreux So Tonight That I Might See (1993). 
Un équilibre fragile
Pourtant déjà, en 1993, les choses n’étaient pas simples entre la "jeune" Hope et le reclus Roback. Le couple, ambigu, ne cessait de signaler dans leurs -déjà rares- déclarations, que leur duo vivait les mêmes soubresauts électriques que les deux intéressés évoquaient dans leurs morceaux. Entre amour fusionnel ("Fade Into You", "Umbilical"), supplications ("Be My Baby", "Five String Serenade"), ruptures ("Disappear", "Cry Cry") et dislocations ("Into Dust", "Ghost in The Highway", "Still Cold", "Mary Of Silence"), le couple se déchire et se retrouve, mettant en danger le fragile équilibre qui fait de Mazzy Star l’étoile noire de la pop et du rock US ces années là. Trois ans de silence aboutiront finalement à la sortie -plus vraiment attendue, même si regrettée- d’un troisième album, Among My Swan. Plus enclin à faire de concessions plus mainstream aussi, Among My Swan aimerait visiblement présenter un visage plus souriant, moins mélancolique. Il faut rappeler qu’en 1996, les temps sont durs pour ceux qui jouent de la six cordes, l’époque est à la techno, et le succès des Chemical Brothers leur permettra d’ailleurs "d’emprunter" Hope Sandoval à son sombre mentor le temps d’un "Asleep From Day" qui fera le bonheur d’Air France pour sa publicité. De fait, hormis parmi les vrais féru de rock et de pop psychédélique, l’album passera relativement inaperçu et marquera le déclin du duo.
Les années "sans"
En réalité Mazzy Star ne split réellement jamais. Le duo abandonne simplement les éclats de la scène et du - relatif - succès qui était le leur, pour une vie plus simple. Une vie mystérieuse, car, comme on ne sut jamais vraiment si Roback le sombre et Sandoval la brune étaient "ensemble", nul ne sait non plus ce que fut leur existence durant ces années de vache maigre. Et d’ailleurs, quel intérêt ? Le groupe devient peu à peu un objet de culte, dans l’ombre, développant ses racines ailleurs, dans le terreau fertile d’un anonymat baigné de culture rock underground. Pendant que David Roback se prête au jeu de la production, Hope Sandoval s’envole pour l’écosse où elle prête sa voix sur le dernier album - écoutable - des frères Reid de Jesus & Mary Chain ( "Sometimes Always" sur le bien nomméStoned & Dethroned paru en 1994). Puis, silence radio. Les deux ombrageux disparaissent des ondes.  
Un retour par la petite porte
En 2004, David Roback est notifié en compagnie de l’actrice Hong KongaiseMaggie Cheung sur la bande-son du très beau Clean d’Olivier Assayas. De son côté, miss Sandoval a formé son nouveau groupe, The Warm Inventions, qui reprend la recette de Mazzy Star, la puissance hypnotique et les secousses électriques du sieur  Roback en moins. Les fans s’en contentent, les autres écouteront (peut-être) l’album mais passeront rapidement à autre chose. Hope Sandoval & The Warm Intentions sortent pourtant deux beaux albums, Bavarian Fruit Breaden (2009) et Through The Devil Softly (2011). Plus apaisés encore que le précédent Mazzy Star, Among My Swan, ces deux disques laid back sont portés par la voix inimitable de la diva rock, mais manquent d’accroche pour réellement plaire.
Puis soudain c’est le retour, le vrai, ou tout du moins c’est ce que nous nous imaginons à l’écoute de "Common Burn"/"Lay Myself Down", un single qui apparaît comme par enchantement en plein automne 2011. Discret, le couple annonce que l’objet ne sera trouvable qu’au format digital, mais l’objet sort finalement via le label Rhymes Of An Hour Records, autoproduit et baptisé ainsi d'après l’un des titres éponymes du dernier disque du duo. Et puis c’est le silence à nouveau, après une brève excitation médiatique et quelques bouffées d’espoir...
2013, Mazzy Star revient pour de bon
Mais c'est désormais officiel depuis quelques jours : le duo roi qui a formé les racines carrées de la dream pop actuelle, fruit de l’équation guitare fuzz saturée + voix monocorde x arpèges agrestes et mélodie enfumée, revient le 24 septembre prochain avec Seasons Of Your Day, un quatrième album à la pochette noire comme l’encre et ornée de la figure héraldique d’un chat, noir également. C’est donc plié, les deux chats noirs de la pop et du rock psyché des 90’s seront dans les bacs sous peu, et pour entériner l’effet d’annonce, nous offrent "California", un premier single absolument brillant, annoncé comme un "air conçu pour les passionnés et les cœurs brisés" . Les fans y retrouveront les accords à la fois droits dans leur bottes et tournoyants, l’emphase contenue, la simplicité mélodique chargée d’authenticité et de sensualité, et les arrangements (orgue en arrière plan, harmonies entrelacées, percussions subtiles) qui font de ce duo un cas unique dans le paysage rock actuel. L’album, produit en Californie et en Norvège par Hope Sandoval et David Roback eux-même, bénéficiera de la présence de Colm O’Ciosoig (batteur de My Bloody Valentine). Il sortira au format CD, double vinyl 180g et digitale sur leur propre label Rhymes Of An Hour Records, et sera distribué par INgrooves.
Concluons en citant un intervenant qui déclarait sur YouTube il y a peu, à l’écoute de leur nouveau single : "Ils n'auraient pas pu choisir un moment plus opportun de notre culture pour faire leur -très nécessaire- retour. Nous apprécierions un peu plus d'authenticité dans le paysage musical d'aujourd'hui. Où tout est tellement béat et artificiel .... c'est tout simplement pur et authentique." Tout est dit !
Maxence Grugier


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Bertrand Cantat de retour en novembre avec un album solo

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1976 : Quand Morrissey allumait gentiment les Sex Pistols dans une lettre au NME

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Une âme bien intentionnée a remis en ligne cette petite brève historique tirée du courrier des lecteurs d’un numéro du New Musical Express (NME) de juin 1976, dégoisant (presque tendrement) sur le premier concert des Sex Pistols à Manchester. L’auteur de ce courrier, bien tourné, et clairement ironique, n’était autre que le jeune Stephen Patrick Morrissey, alors président du fan club britannique des New York Dolls et futur taulier des Smiths. Marrant.
Avant d’être vraiment Morrissey, le frontman ultime, bête de scène et leader charismatique du 2ème groupe anglais le plus indispensable de tous les temps (après les Beatles), on sait que le jeune Stephen Patrick Morrissey croupissait la plupart du temps dans sa chambre à inonder la presse musicale de ses missives, à s’entretenir en lettres capitales avec des correspondants névrosés, et à écrire des essais plus ou moins inspirés sur James Dean, les vieilles stars hollywoodiennes ou encore les New York Dolls. Le Morrissey d’alors, pas si différent du Morrissey qui viendrait, se caractérisait déjà par sa maîtrise du tongue in cheek, de l’ironie et de l’humour à double détente et nous en avons une très belle illustration ici.
Dans ce courrier d’un jeune homme de 17 ans, l’apprenti pop star confirme une chose que tout le monde sait maintenant : il était bien présent au premier concert des Sex Pistols au Manchester’s Lesser Free Trade Hall, en compagnie (anonyme alors) de Mark E. Smith (The Fall), Paul Morley (journaliste NME), de membres des futurs Buzzcocks et de Joy Division. Ce premier concert, et un second qui suivit six semaines plus tard, allaient à eux seuls modifier à jamais la face du rock anglais.
Les New York Dolls, idoles de Morrissey
De ce premier concert devenu mythique et l’objet d’un livre magnifique de David Nolan, Morrissey retient que les Sex Pistols sont très mal sapés et ont tout piqué ou presque (ce qui n’est pas faux au demeurant) à ses propres idoles punk américaines que sont Iggy Pop et surtout les magnifiques New York Dolls deDavid Johansen et Johnny Thunders (plus tard avec les HeartBreakers). Pour le Morrissey de l’époque, le mouvement anglais et les Sex Pistols (dont il moque l'apparence : "J'espère que les Sex Pistols vont réussir. Peut-être qu'ils pourront enfin s'offrir des fringues qui ne donneraient pas l’impression qu’ils ont dormi dedans") s’apparente alors à une version étriquée, à retardement et dégradée du mouvement punk américain. Cela ne l’empêchera pas par la suite (d’autres courriers, d’autres déclarations) de revaloriser la valeur des Sex Pistols et de les tenir en haute estime pour l’ensemble de leur œuvre. On s’étonne d’ailleurs, s’agissant de personnages qui avaient quelques points communs, de n’avoir jamais noté d’interactions publiques entre Morrissey et John Lydon (Le Pourri) qui sont sans nul doute les 2 figures contestataires les plus spectaculaires de la scène rock anglaise.
Pour ceux qui ne lisent pas l’anglais, on sourira aussi devant cette description du succès du concert : "les Pistols rappelés deux fois par les rares spectateurs ayant pu profiter de leur musique discordante et de leurs paroles audacieuses mais quasiment inaudibles". Dans le livre de Nolan, on apprend que s’il y avait effectivement 30 personnes présentes, plusieurs milliers de gens prétendent aujourd’hui avoir été là. "Fame, fame, fatal fame. It can play hideous tricks on the brain", comme le chanteront plus tard les Smiths sur "Frankly, Mr. Shankly".

Les Sex Pistols en concert quelques mois avant Manchester, filmés par Derek Jarman, futur réalisateur de clips des Smiths
Aujorud'hui, Morrissey est retourné à Los Angeles pour se faire soigner d’une intoxication alimentaire l’ayant contraint à annuler et reprogrammer une grande partie de sa tournée sud-américaine de cet été. Quand ça ne veut pas, ça ne veut pas.

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Les Babyshambles se paient Damien Hirst pour la pochette de leur disque

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Avant de nous faire écouter les titres de leur prochain album, les Babyshambles ont dévoilé aujourd'hui la pochette surprenante de Sequel to the prequel, réalisée par la star de l'art contemporain, Damien Hirst.
Honnêtement, on ne pensait pas avoir un jour des nouvelles des Babyshambles, mais aussi surréaliste que ça puisse paraître, il y aura bel et bien un troisième disque du groupe dont la date de sortie a été fixée au 2 septembre. Un premier titre,"Nothing to nothing" a même été diffusé en avant-première sur les ondes de la BBC dernièrement. 
C'est le NME qui a eu l'honneur de publier aujourd'hui l'artwork de ce troisième et attendu album, signée Damien Hirst, l'un des artistes les mieux cotés sur la scène internationale. En dehors de ses créations les plus extravagantes et connues (ses animaux plongés dans des aquariums de formol, un crâne recouvert de milliers de diamants...), Hirst avait déjà tenté une incursion dans le monde de la musique avec le clip qu'il avait réalisé pour Blur (pour son titre "Country House").
La pochette qu'il s'est proposé de faire pour la bande de Doherty, la voici. L'explosion de couleurs et l'esthétique très psychédélique du visuel ont de quoi surprendre les fans du groupe, tout comme ceux qui suivent la carrière de l'artiste et qui espéraient peut-être quelque chose de plus créatif et de moins banal que la superposition d'un cliché de la photographe Pennie Smith (que l'on vous reproduit ci-dessous) à des traînées de couleurs.


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La VDM People : "J'ai un an et je suis déjà brevetée"

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Je suis à peine âgée d'un an et demi, je suis le bébé le plus observé du monde, et déjà mes parents ont fait breveter mon prénom. Vu comme une marque potentielle, mon prénom composé fait les gros titres et vaut de l'or. Pour éviter de perdre les nombreux marchés (ligne de vêtements pour enfants, couches ou parfums) qui en découleraient, mes parents chanteurs et millionnaires se sont précipités au bureau américain des brevets et des marques, je suis une marque déposée depuis le 26 janvier dernier, soit quelques semaines seulement après ma naissance. Je suis... Blue Ivy Carter, la fille de Beyoncé et Jay-Z. VDM !
La dernière VDM People : "Viré de mon bar favori"
>> Le top 3 des VDM du jour sur le site www.viedemerde.fr
>> Aujourd'hui, j'ai décidé d'emmener ma copine au cinéma. On croise un couple africain avec le même type de cheveux que les Jacksons five. Ils se sont placés pile devant nous. VDM
>> Aujourd'hui, je suis dans l'ascenseur de chez moi avec une jolie demoiselle. L'ascenseur se bloque et je vois la femme pâlir et trembloter. Je lui demande si elle est claustrophobe et elle me répond : "Non mais dans les films, c'est le moment où les hommes louches sautent sur les femmes." VDM
>> Aujourd'hui, mon médecin me prescrit des gouttes qui rendent la vue floue pendant les 5 minutes qui suivent l'application. Ma mère me guide pour que je puisse me déplacer dans la maison. C'est en l'entendant pouffer de rire que j'ai compris que je ne me suis pas prise la porte vitrée par hasard. VDM

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La VDM People : "Ringardisée par Britney Spears"

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Aujourd'hui, Britney Spears a confirmé qu'elle aurait bien son propre show à Las Vegas et a profité de l'occasion pour tacler le mien en balançant : "Mon concert va être énorme, ça ne sera pas le spectacle à la papa de Shania Twain" ! Je suis... la chanteuse de country Shania Twain. VDM !Et retrouvez toutes les VDM people en cliquant ici !La dernière VDM People : "Attaquée à coup de chips">> Le top 3 des VDM du jour sur le site www.viedemerde.fr>> Aujourd'hui, dans le magasin de meubles où je travaille, deux clients ont simulé l'acte sexuel sur tous les lits d'exposition pour trouver celui qui grinçait le moins. VDM>> Aujourd'hui, jeune footballeur, j'ai signé mon premier contrat pro. Quand j'ai annoncé la bonne nouvelle à ma femme, elle a répondu : "Finalement, on risque de finir notre vie ensemble." VDM>> Aujourd'hui, 18 juillet 2013, un client est entré dans le magasin de jeux vidéo où je suis vendeur et m'a demandé : "Auriez-vous un chargeur pour Game Boy ?" VDM

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